Apprendre
L'impression 3D — ou fabrication additive — consiste à fabriquer un objet réel à partir d'un fichier numérique, en déposant ou en solidifiant de la matière couche par couche, de bas en haut. Là où l'usinage retire de la matière d'un bloc, l'impression 3D n'ajoute que ce qui est nécessaire : on peut ainsi créer des formes impossibles autrement, à la maison, pour quelques sous de matière.
Du fichier à l'objet, le parcours est toujours le même, quelle que soit la technologie.
Un fichier (souvent .STL ou .3MF) décrit la forme de l'objet. On le télécharge d'une bibliothèque ou on le dessine soi-même (Tinkercad, Fusion 360…).
Un logiciel gratuit appelé trancheur (slicer) découpe le modèle en centaines de fines couches et génère les instructions machine (le G-code).
La machine dépose ou solidifie la matière couche par couche. De quelques minutes pour un petit objet à plusieurs heures pour une grande pièce.
On retire la pièce et ses éventuels supports. Pour la résine : rinçage et passage aux UV. Ponçage ou peinture si on veut aller plus loin.
Les technologies
99 % des imprimantes personnelles utilisent l'une des deux premières. La troisième se démocratise chez les professionnels.
Un filament de plastique est fondu dans une buse chaude qui dessine l'objet couche par couche, comme un pistolet à colle très précis.
Idéale pour débuter, les objets utiles, les pièces de rechange, la déco.
Une résine liquide est durcie par la lumière UV d'un écran, couche par couche. La pièce sort du bain, est rincée puis durcie aux UV.
Idéale pour les figurines, le modélisme, les bijoux, le dentaire.
Un laser fusionne une fine poudre (souvent du nylon) couche par couche. La poudre non fondue sert de support naturel.
Idéale pour les pièces techniques en petite série, via un service d'impression.
Il existe aussi des procédés industriels : fusion de métal (SLM/DMLS), jet de liant (MJF), et même l'impression de béton, de céramique ou de chocolat. Le principe reste le même : couche par couche.
Les médiums
Des bobines de plastique (PLA, PETG, ABS, TPU…) pour les imprimantes FDM. Le médium de la maison par excellence. Voir le guide des filaments →
Des liquides qui durcissent aux UV : standard, « type ABS », flexibles, calcinables pour la bijouterie ou dentaires.
Nylon, TPU ou métaux (acier, titane, aluminium) pour les machines SLS et SLM des professionnels.
Céramique, béton (des maisons entières !), cellules vivantes en recherche médicale, chocolat et pâtes alimentaires.
Exemples concrets
Voici ce que les gens impriment vraiment, à la maison comme au travail.
Bouton de lave-vaisselle, charnière de congélateur, clip de rideau, engrenage de store : la pièce de rechange introuvable s'imprime en une heure.
Supports de téléphone, crochets muraux, organisateurs de tiroirs, boîtes sur mesure au millimètre près pour chaque recoin.
Les entreprises testent un boîtier, une poignée ou un mécanisme en 24 h au lieu d'attendre des semaines de moulage — pour une fraction du prix.
Maquettes de molécules, reliefs de géographie, pièces de robotique : l'impression 3D rend les cours concrets, du primaire au cégep.
Figurines de jeux de rôle, costumes de cosplay, décorations saisonnières, cadeaux personnalisés, vases et luminaires.
Prothèses de main abordables, guides chirurgicaux, appareils dentaires : le médical est l'un des plus grands utilisateurs de la fabrication additive.
Petit lexique
Passez à l'étape suivante : le choix du matériau, puis celui de la machine.